Le triomphe du digital dans nos sociétés modernes

En septembre 1995, à l’hôtel Fairmont de San Francisco, le think tank du State of the World Forum réunit les élites planétaires Bush, Thatcher, Gorbatchev, Havel, Gates, Turner…, pour trouver des solutions aux défis globaux.

Il ressort de ce huis-clos une vision des 80/20 et le concept de tittytainment. La variante de Pareto imaginée par cet aréopage de puissants établit que seuls deux dixièmes de la population participeront dans l’avenir à la vie active, la création de revenus et de richesses. Les huit dixièmes restants rencontreront inévitablement de gros problèmes –ils le concèdent, car avec la robotisation de plus en plus systématique il n’y aura plus de travail pour tout le monde-. Cette majorité victime devra par conséquent accepter l’entertainment –le divertissement permanent- et les titts –les seins, au sens où il lui faudra accepter d’être allaitée-, d’où le projet de tittytainment facilitant la conservation d’une paix sociale garante de la pérennité du système.

L’argent veau d’or ? (1)

Il n’est plus nécessaire de de signifier que environ 80% des effets sont le produit de 20% des causes. Aujourd’hui les GAFA (Google,AMAZON,Facebook,Apple)
détiennent 80% des informations personnelles numériques de l’humanité. Le hors série LE MUST, publié en septembre 2017 nous explique comment la certitude se transforme en persuasion ou comment la certitude détermine foncièrement notre comportement. Ils nous expliquent que plus nous sommes certains d’une conviction (quelle qu’en soit la justesse), plus celle-ci sera solide et influencera nos actes. La question reste à savoir pourquoi mener des études ainsi (« sur plus de vingt ans ») sur la psychologie du consommateur et de la psychologie sociale ?. De plus le Harvard business review nous explique pourquoi les clients ne font-ils pas ce qu’ils

disent qu’ils vont faire ? La certitude , la confiance en nos convictions, est profondément influencée par des facteurs subjectifs ayant peu, ou même rien à voir avec les éléments objectifs ou les données factuelles. Si par exemple on considère comme facteur subjectif la manière dont les informations sont présentées, les études montrent que les individus  » sont plus sûrs de leur opinions lorsque les informations examinent à la fois le pour et le contre – même lorsque le contenu est identique.

Le consommateur n’est il pas influencé sans même sans rendre compte ?
C’est ici qu’est entré en jeu le concept proposé par Brzezinski. Proposé le tittytainment, un mélange d’aliment physique et psychologique qui endormirait les masses et contrôlerait leurs frustrations et leurs protestations prévisibles.

« Dans le siècle à venir, deux dixièmes de la population active suffiraient à maintenir l’activité de l’économie mondial ».

Toujours dans le Harvard business Review nous retrouvons l’explication de « l’effet de consensus » où les individus sont confortés dans leur opinions lorsqu’ils pensent que d’autres les partagent. Cet aspect est devenu aujourd’hui une méthode marketing avec de nombreux points rigoureusement développés, explicité dans le harvard. business review – hors série LE MUST au printemps 2017. Ils nous expliquent que aujourd’hui cette méthode est adopté dans des entreprises comme par exemple Chevron nommée « I agree » et que cette stratégie repose tout simplement sur la capacité à influencer justement à travers ce principe de consensus un potentiel consommateur.

Au delà de cette technique que nous pouvons penser, qu’elle reste seine, qu’en est-il justement de son libre arbitre et de la volonté propre du consommateur à acheter ou pas tel ou tel produit?.

Dans le hors série LE MUST, printemps 20017 nous explique que l’identité sociale des consommateurs influence leur achats. Pour illustrer ce propos nous pouvons prendre un bel exemple : « Nous achèterons un Gatorade, pas uniquement pour son goûts et son apport nutritif, mais aussi (inconsciemment) pour prouver que nous faisons partie de ceux qui font attention à leur santé physique ». Ce hors série nous présente justement l’implication des professionnels du marketing dans justement ce concept de « identité sociale ». Si l’identité sociale façonne les décisions, alors la stratégie marketing de l’entreprise devrait encourager les clients à se couler dans une identité qui les amène à visiter un site Web, entrer dans un magasin, acheter un produit ou un service, en tirer plus de valeur, en parler à d’autres et ainsi de suite.
Le problème en réalité c’est que ces entreprises essaye de nous convaincre que la situation sociale et économique que nous vivons est le résultat naturel du développement de l’homme et n’a pas été crée volontairement pour servir l’oligarchie qui en profite actuellement. Pour corroborer ce propos ne suffit-il pas d’exposer l’expérience de la prison de Stanford ? (2)

Pour conclure il me semble important de ne pas finir sur une note pessimiste ou fataliste mais de prendre conscience que peut-être le profit ne doit pas tout justifier et que le consommateur reste avant tout un être humain et libre. J’aimerais finir sur une petite légende qui permettra de comprendre pourquoi j’ai écris cet article et de comprendre pour moi l’importance d’interpeller à ce sujet, voici une légende:

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt.
Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part » .

1*: Aujourd’hui, le veau d’or désigne souvent l’argent comme idole, idolâtrie dont le centre de celle-ci est l’argent (voir aussi Mammon). L’excès des sociétés modernes à placer leurs confiance dans le consumérisme et les biens matériels peut être rapproché de l’épisode du Veau d’or.

2*: Deux mois après l’expérience, un des « détenus », Clay, numéro de matricule 416, fit ce témoignage sur ce qu’il avait ressenti au cours de ces quelques jours : « J’ai commencé à sentir que je perdais mon identité, que la personne que j’appelais Clay, la personne qui m’avait mis à cet endroit, la personne qui s’était portée volontaire pour aller dans cette prison – parce que c’était une prison pour moi et c’en est toujours une, je ne considère pas cela comme une expérience ou une simulation parce que c’était une prison dirigée par des psychologues au lieu d’être dirigée par l’Etat –, j’ai commencé à sentir que cette identité, la personne que j’étais et qui avait décidé d’aller en prison, s’éloignait de moi, était lointaine jusqu’à ce que, finalement, je ne sois plus elle, je sois 416. J’étais réellement mon numéro. »

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